Cérémonie du 8 mai 2019

A nouveau, nos cousins Canadiens, enseignants et élèves de l’École secondaire publique Gisèle-Lalonde,  nous ont fait le plaisir et l’honneur de nous accompagner en cette commémoration du 8 mai. Vous trouverez ci-après l’hommage émouvant lu par deux élèves suivi du discours du Maire.

Distingués invités, chers collègues, amis, parents

Il nous fait plaisir de vous adresser brièvement la parole aujourd’hui en tant que représentantes des élèves canadiens qui séjournent chez vous dans le cadre d’un échange scolaire avec le Collège St-Exupéry.

Je me présente, mon nom est Dominique Langlois-Gaudreault, Et moi, Sébastien Godard

Nous sommes tous deux étudiants à l’école secondaire publique Gisèle-Lalonde d’Orléans, banlieue d’Ottawa, la capitale nationale du Canada. Mais ce qui est encore plus important, c’est que nos ancêtres étaient des vôtres, Français d’origine, venus en Nouvelle-France pour coloniser cette terre sauvage afin de fonder une nouvelle nation. Nous nous sentons chez-nous, chez-vous et c’est pour cette raison qu’il nous fait plaisir de vous adresser la parole en cette journée mondiale mémorable du 8 mai.  Nous aimerions prendre quelques minutes pour souligner la contribution de nos soldats canadiens lors du jour J et des batailles qui l’ont suivis afin de libérer la France des mains des Nazis en 1944.

Vous savez, notre génération ne comprend pas toujours les raisons pour lesquelles nos soldats vont en guerre lorsque notre pays semble isolé de ces conflits.  Même encore aujourd’hui, avec les conflits dans lesquels participe notre armée canadienne, comme celui en Afghanistan, nous avons du mal à saisir pourquoi nous voyageons si loin pour se battre afin de libérer  les autres.

C’est probablement le même sentiment qu’ont ressenti nos soldats canadiens, recrutés pour se battre au côté des alliés, pour libérer l’Europe des mains des Allemands durant la Deuxième Guerre mondiale.  Beaucoup de nos grands-parents canadiens comprenaient mal les raisons pour lesquelles ils devaient épauler les Anglais qui eux-mêmes semblaient envahisseurs dans notre propre pays. Mais, la nature humaine fait en sorte que nous venons en aide à nos voisins aux moments de grands besoin.

Pour plusieurs soldats, l’appel à l’aventure était aussi attirant.  Jeunesse un peu naïve, ceux-ci imaginaient la découverte de nouveaux territoires, de nouvelles expériences.  Nous ne pouvons nous empêcher de penser qu’ils ne savaient pas dans quoi ils s’embarquaient. Nos parents nous trouvent bien choyés de pouvoir venir vous visiter.  Nous aussi d’ailleurs. Et nous voyageons dans « le vieux pays » sous des circonstances très différentes de ces soldats qui avaient pratiquement le même âge que nous. Par contre, nous sommes conscients de ce qu’ils ont ressentis ce fameux jour J.

Nous aimerions vous remercier de nous avoir donné la chance de vous adresser la parole.  Oui, nous nous sentions privilégiés de faire ce voyage. Nous remercions nos parents pour cela.  Par contre, nous avons aussi d’autres gens à remercier car, sans vous, chers vétérans, nous visiterions sûrement ce pays de nos ancêtres sous des conditions différentes.  La libération de la France a conservé cette culture que nous considérons, même avec un parlé et un dialecte distinct, la nôtre.

Merci encore de nous avoir laissé participer à votre cérémonie de commémoration.


Discours de M.le Maire de Marolles-en-Hurepoix, G.Joubert

Mon général, Messieurs les Colonels, Messieurs les Anciens Combattants, Madame la Députée, Monsieur le Vice-Président du Conseil Départemental, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Elus, Mesdames et Messieurs les représentants de la Gendarmerie, des Sapeurs-Pompiers, Mesdames et Messieurs les représentants d’associations, Mesdames, Messieurs, Chers enfants,

Il y a 74 ans, le 8 mai 1945, le régime Nazi capitulait après un conflit de 5 années, le plus meurtrier et le plus barbare de notre histoire. Des dizaines de millions de morts et des centaines de millions de blessés, physiquement mais aussi moralement. 

Un monde à jamais changé et marqué de ce que la folie peut apporter de pire.

La marche que nous venons de faire entre l’église et ce monument aux morts est le symbole du chemin de la mémoire, que nous avons tous dû prendre.

C’est ce chemin difficile de regard sur soi, d’autocritique, essentiel au devoir de mémoire et à la transmission de nos valeurs, que nous nous devons de perpétuer.

Ce 8 mai 1945 a clos le chapitre le plus sombre de l’histoire du Monde. Soldats, civils, cette guerre immonde n’aura épargné personne, jusqu’à trouver des boucs-émissaire et lancer la plus ignoble des entreprises de mort.

Cette victoire nous la devons à notre armée, à nos alliés et aux résistants.

Le 8 mai 1945 restera à jamais la date de la victoire de la liberté sur l’aliénation. C’est la page qui se tourne pour reconnaître le Crime contre l’Humanité.

C’est la victoire des droits de l’Homme contre l’infamie et la barbarie.

Les menaces qui pèsent sur notre civilisation, les conflits qui déchirent certaines parties du globe et les appels à la haine sont des symptômes qui doivent tous nous alerter. C’est pourquoi aujourd’hui, comme chaque année, il nous faut, encore et toujours, accomplir ce devoir de mémoire, sans faiblir et sans lassitude.

Il nous faut nous souvenir de tous ceux qui ont œuvré pour la paix et pour nos libertés. Ce devoir de mémoire, c’est notre combat d’aujourd’hui et des générations futures.

Ceux qui ont vécu cette guerre nous quittent peu à peu, nous nous devons d’assurer le passage de relais.

C’est aussi l’occasion de rappeler notre soutien à nos soldats actuellement en opération et à leurs familles.

Bien sûr, commémorer la fin de la seconde guerre mondiale, c’est aussi repenser avec douleur à la folie meurtrière du régime Nazi.

C’est repenser avec effroi pour ne pas oublier, l’horreur de la déportation, des camps de concentration, la mort méthodiquement organisée, planifiée et industrialisée.

Face à ce que l’homme a produit de plus terrible, certains se sont battus, au péril de leur vie.

Ils ont dit non à l’idéologie aveugle, défendant coûte que coûte leurs valeurs. Ce flambeau d’espoir, qui a permis à tout un peuple et ses alliés de mener jusqu’au bout un combat pour la liberté, cette flamme qui a animé chaque soldat et chaque résistant doivent être présents dans nos esprits.

Au lendemain de cette guerre, l’Europe et ses peuples furent d’une force incroyable. Pour que jamais un tel drame ne se reproduise, les pays autrefois alliés ou ennemis, se sont unis dans un chantier titanesque : construire la paix.

74 ans plus tard, si l’Union Européenne est parfois décriée et malmenée, force est de constater que le continent est toujours en paix.

Pourtant notre monde semble toujours en équilibre précaire, et la paix fragile.

Je terminerai en rappelant que la Paix reste un combat de chaque instant.

Si ce conflit a démontré le pire, l’hommage que nous rendons aujourd’hui doit aussi nous rappeler que la paix est l’affaire de tous et que l’Homme est aussi capable des plus beaux miracles.

Vive la Paix, Vive la République et Vive la France.